Criticsonline vous parlera des bandes annonces des films actuellement à l'affiche, les artistes remarqués...

 

Qui fait quoi au cinéma ?

- The Life Aquatic with Steve Zissou : Le film n'est plus à l'affiche que dans peu de cinémas, mais le film vaut le coup d'oeil ! Et sa musique aussi ! Seu George, qui reprend dans The Life Aquatic with Steve Zissou , Wes Anderson, les tubes de Bowie. Mais ce ne sont pas des reprises classiques puisque Seu George a réadapté les textes en portuguais et le rythme y est très différent. Mais ce n'est pourtant pas un sacrilège pour les fans de Bowie (qui d'ailleurs a apprécié), puisque les reprises de "Starman" ; "Rebel, Rebel" ou celle magnifique de "Life on mars" ? Un musicien encore peu connu en France mais qui est déjà une star dans son pays d'origine le Brésil.

- Hotel Rwanda : Jerry "Wonder" Duplessis, Rupert Gregson-Williams, Andrea Guerrall signent un score qui est plutôt réussi, même si on regrette parfois le "trop" de musique de certaines scènes. Ne manquez pas le titre "Million voices" de Jerry "Wonder"Duplessis qui clôt le film (membre du Refugee Camp et producteur de The Fugees)

- Million Dollar Baby : Clint Eastwood signe lui-même la muique de son dernier film, en collaboration notamment avec Kyle Eastwood, son fils, et Michael Stevens. Un joli score, cordes agréables.

- Vas, vis et deviens : bande originale signée de Armand Amar. Plus d'infos sur le site du film...

- Crustacés et Coquillages : bande originale de Philippe Miller, qui avait déjà travaillé avec Martineau et Ducastel sur Jeanne et le Garçon formidable ainsi que Ma vraie vie à Rouen.

- Locataires : tout au long de cette oeuvre magnifique, des mélodies douces, mélancoliques accompagnent les tableaux de Kim Ki-duk. Musique signé Slvian et musiques additionnelles de Natacha Atlas, ce qui n'est pas mal pour un film intimiste !

- Man to Man : le score du dernier film de Wargnier est signé Patrick Doyle, qui a notamment travaillé sur Calendar Girls et Bridget Jones. Une bande originale classique, avec cordes et violons.

- Garden State : l'un des meilleurs film de cette année possède aussi déjà l'un des meilleurs score de l'année !! Ecoutez bien la bande son et vous découvrirez un univers particulier. Braff a sélectionné une musique de choix, avec Coldplay, The Shins (l'excellent titre "Caring is Creepy" ou encore "No slang"), Frou Frou (le très beau titre "Let Go")... et bien d'autres encore. La musique est un élément de ce récit et cet univers particulier.

- Kingdom of Heaven : Stephen Barton, Harry Gregson-Williams, avec des titres additionnels de Graeme Revell et Jerry Goldsmith, sans oublier évidemment Jean-Sébastien Bach pour le titre Jesu meine Freude et Natacha Atlas. Un score qui se trouve dans la lignée de ceux déjà créés pour de grandes fresques historiques. Beaucoup de cordes et de violons, du classique pour réhausser le niveau d'un film bien faible...

- Anthony Zimmer : Musique signée Frédéric Talgorn, compositeur pour RRRrrrr!!! (film d'Alain Chabat) ou encore Laisse tes mains sur mes hanches (Chantal Lauby). Une musique qui se fond bien dans l'ambiance du film, discrète, efficace.

- Un fil à la Patte : Quentin Dammame signe la musique originale du film, film qui empreinte énormément à Charles Gounod avec l'utilisation de la musique de Faust, qui convient tout à fait à ce veaudeville virevoltant.

- L'empire des Loups : la musique originale est signée par plusieurs artistes : Olivia Bouyssou, Grégory Fougeres, Dan Levy, Pascal Morel, Samuel Narboni, Luca de Medici. La musique est oppressante comme l'atmostphère du film, mais n'est pas exceptionnelle malgré l'importante équipe qui la compose. On notera toutefois le titre "Kill Everything", par Skin, ex-chanteuse du groupe Skun Anansie, qui accompagne le générique de fin. Un titre puissant auquel la chanteuse donne toute sa force.

- Avant qu'il ne soit trop tard : malgré les faiblesses évidentes de ce film, un bon, voire très bon point à relever : la musique. Omniprésente, elle prend même le pas sur l'histoire elle-même, ce qui en soit n'est pas vraiment une bonne chose. Aymeric Beguin a composé la musique du film et sans doute choisi (à moins que ce ne soit Laurent Dussaux ??) la plupart des morceaux qui composent la bande originale. Dès le début du film, deux titres viennent à nos oreilles "We still need a Song" d'Hawksley Workman puis c'est "Again" d'Archive qui accompagne le générique de début, un titre qui revient d'ailleurs régulièrement tout au long du film. Syd Matters est aussi à l'honneur avec deux titres "Black & White Eyes" et "End and Start Again". Un score d'une qualité rare dans les films français, qui sont peu enclins à utiliser des artistes peu connus et surtout étrangers. Une musique qui "sauve" quelque peu le film...

- Last Days : le film de Gus Van Sant, librement inspiré des derniers jours de la vie de Kurt Cobain, est imprégné, sans être noyé, de musique. La musique classique est toujours présente comme dans son précédent film Elephant. Mais il bien entendu question de rock avec des titres puissants : "Venus in Fur", interprété par The Velvet Undergound, qui sublime une scène magnifique ; "Death to Birth", composé et interprété par Michael Pitt, un titre qui aurait pu être un de Cobain, un texte fort et torturé, qui un prélude à l'issue fatale de Blake/Kurt.

- Star Wars, Episode III : The Revenge of the Sith. Le dernier épisode concluant la saga Star Wars a déferlé sur les écrans du monde entier. Bien entendu, le thème de Star Wars est connu de tous, et a été repris de nombreuses fois pour d'autres utilisations. Ce thème, créé par John Williams en 1977, a été revisité et réorchestré. John Williams, compositeur multi-oscarisé, a collaboré avec Steven Spielberg, Lucas, Colombus, Hitchcock, Wyler... Le plus grand compositeur en activité, et l'un des meilleurs de l'histoire du cinéma. Pour Star Wars, Episode III, il a composé un score empli de cordes et de violons, qui une fois de plus collent parfaitement à la grandiloquence des images et de la saga. C'est un style qu'il faut aimer, car la musique explose avec les images de Lucas. Une réussite pour Williams encore une fois, qui fait parfois oublier les faiblesses du film.

- The Interpreter : le film de Sydney Pollack n'est pas parfait, loin s'en faut. Il émane une sorte de classicisme qui n'est pourtant pas anodin. La bande originale est signée d'un grand, James Newton Howard, qui signe également celle de Batman Begins, qui sort le 15 juin sur nos écrans. Un score relativement sobre pour le créateur du thème d'ER (Urgences), du score de Collateral...

- Sin City : pour un film inspiré d'un comic, à l'esthétique extrêmement appuyée, Robert Rodriguez a également créé en collaboration avec Graeme Revell et John Debney. Un score sombre et puissant, parfaitement en adéquation avec l'esthétique et l'histoire que raconte Sin City, la ville du vice et du pêché. A découvrir.

- My summer of love : ce joli film sur l'adolescence baigne dans une atmostphère assez planante. Pas étonnant de retrouver Goldfrapp avec le titre "Lovely Head", qui parcourt le film. On retrouve également un titre de Gilberto Gil "Tres Caravelas" ; "The dying swan", interprété par la jeune comédienne Emily Blunt. On a plaisir à entendre "La foule" d'Edith Piaf, dans une scène magnifique de danse entre les deux jeunes filles. On est emporté par la fraîcheur des deux jeunes comédiennes.

- La Guerre des Mondes : une nouvelle fois, Spielberg fait appel à John Williams pour signer le score de son film. Et le grand compositeur ne déçoit pas une fois de plus. Dans cette atmosphère apocalytpique, Williams nous propose des morceaux d'une grande intensité, utilisant beaucoup les cordes et les instruments à vent, avec quelques moments de pause pour reprendre son souffle. Une bande originale idéale, qui colle très bien aux impressionnantes images de Spielberg, qui n'est pas sans rappeler par moments La Liste de Schindler.

- Layer Cake : le film de Vaughn, son premier, peut s'enorgueuillir d'une bande originale assez impressionnante. Grâce notamment à Lisa Gerrard (qui a en outre composé avec Pieter Bourke la b-o de The Insider, film de Michael Mann), la bande originale est d'une grande richesse. Un titre de Craig Armstrong, "Ruthless Gravity", un artiste trop peu utilisé qui a pourtant un univers musical très cinématographique ; un titre interprété par The Cult "She sells sanctuary" ; "Ordinary World", de Duran Duran ; "Gimme Shelter" des Stones ; un remix du titre de Starsailor, "Four to the Floor" ; une reprise pour terminer du titre "Don't let me be miunderstood" par Joe Coker, magnifique. Une b-o très soignée qui ne fait qu'augmenter la qualité d'un film déjà très réussi.

- Mr & Mrs Smith : A film énergique, bande originale énergique ! La musique de Mr & Mrs Smith est plutôt entraînante, pour s'accorder au film qui enchaîne avec énergie la vie mouvementée du couple Smith. On retrouve des titres au rythme extrêmement divers, "Nothin' but a good time" de Poison, le méga-tube "Tainted Love" de Soft Cell, "Used to love her (but I had to kill her)", titre des Guns N' Roses qui colle parfaitement au thème du film. La partie sud-américaine est rythmée par "Por uno Cabeza" de Carlos Gardel. Une score bien fait pour un film calibré mais efficace.

- Charlie and the Chocolate Factory : pour ce film gourmand, Tim Burton s'est adjoint les services d'un grand compositeur d'Hollywood, en l'occurence Danny Elfman, qui a notamment collaboré sur les précédents films du réalisateur, mais aussi sur Chicago, Men In Black... En reprenant les textes écrits par Roald Dahl, dont un est consacré à chaque enfant accompagnant Charlie, Elfman a apporté des sonorités particulières pour renforcer les drôles de textes composés par Dahl. Elfman signe par ailleurs seul le titre qui accueille les enfants à la chocolaterie de Willy Wonka, un titre enchanteur et enjoué. Bref, une bande originale réellement en harmonie avec le film, qui n'en fait pas trop mais qui réhausse le plaisir de la friandise !

- L'été où j'ai grandi : le film est arrivé tardivement sur les écrans français, mais c'est avec plaisir que nous avons enfin pu le découvrir. Outre le scénario remarquable, et l'interprétation très juste des jeunes comédiens, la bande originale du film est également très soignée. La musique est signée Pepo Scherman et Ezio Bosso, des titres magnifiques emplis de cordes qui donnent le frisson comme "Rumba vicino a un buco", "Io non ho paura" (le titre du film en italien) ou "Gli elicotteri". A côté de ses titres originaux, des titres empruntés au répertoire de la chanson italienne comme "Parole, Parole" (chanté ici par Mina), "Se Telefonando" d'Ennio Morricone ou "Che gelida manina", extrait de La Bohème de Puccini. Je vous conseille d'aller sur le site officiel du film pour écouter les extraits des titres originaux.

- Broken Flowers : Après Coffee and Cigarettes, où il mettait en scène les rencontres inattendues de musiciens et autres artistes, le réalisateur de Ghost Dog nous entraîne ici dans un voyage musical, aux origine éthiopiennes, sur une bande originale d'une grande richesse, de Brian Jonestown Massacre à The Greenehornes, Holly Golightly et donc Mulatu Astatke, avec des titres réellement magnifiques comme Yekermo Sew ou Unnatural habitat.

Une fois de plus, Jarmusch utilise la musique comme une continuité du scénario et de l'histoire qu'il raconte, en ne plaquant pas la musique de manière inégale et inconvenue, comme cela est trop souvent le cas.

- Moi, toi et tous les autres : Pour ce film original, il fallait une musique qui le soit tout autant. Et c'est Michael Andrews qui s'y s'est collé avec talent. Michael Andrews, véritable artiste, compositeur de la bande originale de Donnie Darko, nous livre un score aérien, puissant, parfaitement en harmonie avec le film et son ambiance, à la fois dramatique et comique. Les titres Peter and Sylvie, Boy moves the sun sont de magnifiques morceaux. A noter aussi When I call a name, monologue de Miranda July, réelle performance artistique qui fascine par son décalage et sa mise en scène.

- Les noces funèbres de Tim Burton : partenaire de Tim Burton sur ses derniers films, Danny Elfman collabore de nouveau avec le cinéaste sur son nouveau film. Et lorsque l'on écoute la bande originale, on ne peut que se réjouir de cette nouvelle collaboration. Elfman signe un score baroque, gothique, rythmé et enjoué. Un univers musical qui se marie parfaitement avec l'ambiance du film, entre le monde des vivants et celui des morts. Ecoutez ici la bande originale du film et découvrez les titres phares du film : "Remains of the Day", "According to Plan". Danny Elfman au meilleur de sa forme comme d'habitude.

- Match Point : Grand film de Woody Allen, le meilleur de ces dernières années, Match Point fait également la part belle à la musique, l'opéra plus précisément. Dans une ambiance huppée, entre club privé, vins de grands crus et haute société britannique, les airs d'opéra, ceux de Verdi, de Bizet mais aussi un air d'Andrew Lloyd Webber (Le Fantôme de l'Opéra), s'égrennent harmonieusement, nappant le film dans une atmosphère qui est loin d'être sclérosée par son univers, mais bien au contraire réhaussée par ses airs magnifiques.Qu'il filme la passion de l'amour ou la rigueur d'une société imbue d'elle-même, Allen utilise la musique pour réunir ces deux mondes. Passionnant.

 

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